- Citation :
- Nom du compte joueur forum : GraceDivine
Nom du compte joueur module : GraceDivine
Nom du perso : Maya
Race : Humain
Age : 20
Alignement : Chaotique Bon
Religion : Sunie en Déesse principale, Oghma, Tymora …
Classe et nombre de levels : Barde pur
Arme de prédilection/domaines/école de magie : --/--/--
Langues : Commun
Trait de Caractère : Enjouée, souriante. Sa jeunesse lui permet d’être emplie d’espoir, d’amour et de vie. Elle tente de toujours trouver le côté positif d’une situation. Elle a aussi une tendance à aimer plaisanter, taquiner sans méchanceté. Et elle a toujours cette ultime question que certains redoutent tant …
Description physique : Jolie rousse aux cheveux mi-longs. Ses yeux semblent refléter la couleur des tissus qu’elle porte. Elle est mince, pas très athlétique mais arrive à attirer facilement l’attention sur elle lorsqu’elle le désire.
Caractéristiques [Au lev 16] :
FOR : 8
DEX : 10
CON : 10
INT : 14
SAG : 12
CHA : 22
«
Maya ! Maya ! Houhou réveilles toi ! »
C’est ainsi que l’interpellait ma Mère le matin de mes 5 ans. Elle semblait plus radieuse que les autres jours, elle était magnifique. Du moins mon regard de petite fille la voyait ainsi. Je suis descendue et j’ai aperçu une Dame plus belle que tout ce dont j’avais pu rêver jusqu’alors. Elle s’appelait Aude et était Prêtresse ainsi que Barde, au service de la Dame aux Cheveux de Feu.
Aude arrivait dans la Cité et mes parents lui avaient proposé de l’héberger le temps qu’elle puisse trouver de quoi se loger à long terme. Du haut de mes cinq ans, de mes tâches de rousseurs, de la longue chevelure rousse, cette Dame ressemblait à une Déesse.
Aude resta bien plus longtemps que prévu. J’avoue que je ne m’en plaignais pas, je passais des heures à l’admirer. Et puis un jour, elle vint me trouver afin qu’elle et moi allions faire une promenade dans les rues de Lunargent. Je la vis en action, sourire aux gens, leur apporter un peu de lumière, de beauté, d’amour même. Tenter de leur redonner Foi en l’amour. J’étais émerveillée et sous le charme de cette femme qui croyait que l’amour pouvait tout résoudre.
[…]
J’arrivais à peine sur mes 12 ans, Aude habitait dans la maison juste à côté. Outre le fait que j’avais appris à lire et à écrire grâce à mes parents, je passais beaucoup de temps avec la Prêtresse Barde de Sunie. Mes parents étant de fervents Oghmite semblaient ravis de me voir m’intéresser, apprendre toujours et encore de nouvelles choses. J’avais soif d’apprendre depuis qu’Aude était entrée dans ma vie et elle me donnait tout le loisir de le faire à ses côtés.
Ainsi elle m’enseigna les dogmes de la Dame de la Beauté. Me les expliqua, me les décortiqua afin que je les comprenne au mieux, avec des mots simples, des mots à moi. De l’autre côté, mes parents m’enseignaient les dogmes d’Oghma mais aussi d’autres Divinités comme Tymora, Lathandre et quelques autres.
[…]
Cela faisait quelques années maintenant que je m’étais mis en apprentissage sur un instrument. La Lyre pour commencer, la harpe lorsque j’ai su maîtriser la Lyre. Aude restait proche de moi, elle m’aidait à me perfectionner sans cesse sous les regards attendris de mes parents. Puis un jour, elle me fit une leçon particulière, me parla pendant des heures. La nuit était tombée mais je n’y prêtais aucune attention. Mon regard était toujours autant captivé par la Bardesse, lumineuse et radieuse.
Son discours fut en proie à une passion que je pouvais déceler dans sa voix et dans son regard. Aude me parla donc d’allier amour, beauté et musique. Il fallait que, lorsque je composais une musique ou un poème, je sois capable de laisser percevoir la beauté et d’y mettre tout l’amour que je pouvais. Mon amour pour Sunie d’une part mais aussi pour l’Art en général et bien sur l’amour que je porte à mes parents ou d’autres personnes.
Rien d’évident pour moi. Elle avait employé les mots suivants : « Charmer la Toile afin d’en tirer certains pouvoirs ». J’y réfléchissais longuement, j’en parlais avec mes parents, mes amis et j’en reparlais avec elle ensuite. Puis je fis des tentatives. En vain. Selon Aude, mon esprit n’était pas assez libéré, mon cœur était trop solitaire.
[…]
Les paroles d’Aube me hantaient toujours l’année de mes 15 ans. Mais depuis le temps, mon Père m’avait parlé de quelque chose : Mes origines. Il semblerait que j’ai du sang qui vient d’une lignée de Dryades. Ho je suis humaine, mais j’ai des particules de leur sang dans le corps. Les Dryades étant des créatures magiques, leur sang l’est tout autant. Je me suis empressée de raconter cette histoire à Aude et c’est alors que j’ai commencé à développer mes pouvoirs bardiques. Mais non sans mal. Il m’a fallut un déclic, un évènement particulier qui se déclencha dans la Haute Forêt, non loin de la lisère certes mais quand même. Aude me conseilla de me rapprocher de mes origines, de la provenance de mon sang. Ainsi j’y allais avec une pointe d’appréhension mais surtout de curiosité.
Après quelques heures de balade dans cette Forêt verdoyante, avec une petite brise et ma Lyre dans la main, je m’arrêtais et me posais sur un tronc couché. Le silence troublé par l’unique chant des oiseaux, le craquement des branches lorsqu’un animal courait ou marchait. J’aimais être là.
L’inspiration musicale me vint toute seule. C’est ainsi que je découvrais, dans le même temps, ma première passion : la composition musicale. Mais cet air sonnait différemment, il semblait porté par une force que moi-même j’avais du mal à comprendre. Je ne m’arrêtais pas pour autant, j’appréciais l’instant et aurait voulu le rendre interminable.
Puis je revins à la réalité, finissant cet air doux et mélodieux, s’accordant parfaitement avec l’endroit. Un air que j’ai appelé « Dryade » quelques jours plus tard. Je ne cessais de le jouer, chez moi, chez Aude, dans la rue, devant tout le monde.
[…]
Aude me demanda de me concentrer sur cet air qui avait l’air si particulier. De le prendre en référence et de faire en sorte de « charmer la Toile » comme elle me l’avait déjà dit une fois, il y a plusieurs années. Je m’isolais et après avoir changé quelques petites notes, je le jouais d’abord à la Lyre puis à la Harpe, l’instrument étant plus puissant phonétiquement parlant. J’avais une idée de ce que je voulais pour une première fois. La pièce était légèrement sombre car j’avais fermé les volets … Seule ma musique comptait. Uniquement cela. Puis, une fois le morceau terminé, je restais dans le noir. Il manquait quelque chose.
[…]
C’est plusieurs jours plus tard que je découvris ce qu’il manquait, tandis que je fredonnais une chanson en me baladant. Inconsciemment, j’avais repris l’air de ma musique. C’était ça ! Je courais chez moi et retournais dans ma chambre. Toujours aussi sombre, je n’avais pas ouvert les volets depuis ma première tentative. J’avais dans l’esprit, les paroles d’Aude, le fait que je devais charmer la Toile comme s’il était un homme des plus difficiles à atteindre, que mon cœur et mon âme devaient se retrouver dans ma composition.
C’est après une longue inspiration que je commençais. Afin d’être bien dedans, je la jouais uniquement une première fois puis lorsque je l’entamais pour la seconde fois, je me remis à fredonner, quelques paroles me venaient naturellement. J’associais cela avec ma musique puis je laissais s’éteindre l’instrument, je n’en avais plus besoin, j’avais la musique dans la tête. C’est alors que je continuais de chanter d’une douce voix que je pu réaliser ce à quoi j’aspirais dans cette sombre pièce : de la lumière. Oui elle venait bien de moi ! Oui elle provenait de mon chant, de ma composition, de mon sang ! Je courrais chez Aude afin de lui dire et lui montrer mais j’avoue que je ne savais même pas comment j’avais fait, enfin si, mais cela restait vague.
C’est alors que la Bardesse me montra comment elle utilisait la musique afin de se servir d’autres pouvoirs en plus de ceux que Sunie lui accordait. Je l’accompagnais dans ses chants mais en vain. C’est alors que je lui rechantais cette douce musique, sans accompagnement, de toute manière elle connaissait l’air par cœur aussi. Et je recommençais à nouveau, faisant briller la pièce de mille feux grâce à cette lumière magique.
[…]
Plusieurs années plus tard, j’ai continué de développer ce don de mon sang, ce don que j’aimais et qui me rendait heureuse. Je ne cessais d’apprendre, je me suis mise à plusieurs autres instruments. La composition restant mon domaine de prédilection, et l’on ne compose pas une œuvre d’Art avec un seul instrument.
Mais Aude me prit à part l’année de mes 19 ans. Elle m’apprit que je pouvais faire bien plus que ce que je connaissais à présent. Que j’avais la maturité et la force de pouvoir passer à autre chose dans le domaine de l’Art et du chant.
Ma voix était cristalline, douce et mélodieuse, il fallait que je la mette à profit, que je le développe. Je ne comprenais pas pourquoi mais elle me fit un autre discours. Un chant plus parfait pourrait être plus bénéfique pour les autres, pour Sunie et pour moi. Sur le coup j’étais un peu sonnée par ces paroles. Mais j’appris une autre chose durant ces quelques mois : décomposer la musique à son paroxysme. Ainsi ; je repérais les notes, les liens entre elles, j’apprenais à ressentir les vibrations de chacune d’elle.
[…]
L’année de mes 20 ans, je finis ma composition, la meilleure que j’ai pu écrire jusqu’alors. Une musique complète accompagné d’un chant digne de ma Déesse tutélaire. Et ce chant charma la Toile, cette musique charma mes parents, l’ensemble charma la Haute Forêt silencieuse, et ainsi j’ai pu trouver le chant parfait pour ma personnalité, celui qui me fait réaliser à quel point la magie que j’incarnais pouvait être bonne autant pour les autres que pour moi.
Quelques semaines après, je partie de Lunargent. Il me fallait voir d’autres horizons si je voulais perfectionner encore et toujours mes compositions musicales. Je me dirigeais tout droit vers le Val Bise et m’arrêtais à Luskan.
Luskan … Ville entre la Lumière et les Ténèbres, ville qui m’a permis de faire la plus belle connaissance de ma vie, celui qui m’inspirera, j’en suis persuadée, tant qu’il sera près de moi.